Selon les autorités, les départements de Córdoba et de Sucre, dans le nord du pays, figurent parmi les zones les plus touchées. À eux seuls, ils déplorent 14 décès et près de 9 000 foyers affectés par cette situation d’urgence. Les fortes précipitations ont entraîné des crues soudaines, transformant des quartiers entiers en zones inaccessibles. Dans ces régions traditionnellement tournées vers l’élevage, les habitants tentent de sauver ce qu’ils peuvent.
À l’aide de barques, d’embarcations de fortune ou de camionnettes, ils évacuent leurs biens dans des secteurs où le niveau de l’eau atteint parfois la taille des riverains. À Montería, capitale du département de Córdoba, les autorités estiment à environ 150 000 le nombre de sinistrés. « Nous avons tout perdu : nos affaires, nos appareils électroménagers. Nous ne savons pas ce qui va arriver », confie Enid Gomez, 43 ans, rencontrée par un journaliste de l’Agence France-Presse.
« Il ne nous reste que les vêtements que nous portons », ajoute-t-elle, visiblement éprouvée. L’Institut d’hydrologie, de météorologie et d’études environnementales (Ideam) explique que ces pluies intenses sont dues à un front froid venu du nord du continent américain vers les Caraïbes colombiennes. Ce phénomène a entraîné une hausse de plus de 64 % des précipitations en janvier par rapport à la moyenne saisonnière. L’Ideam précise que cet épisode s’inscrit dans un contexte plus large de crise climatique. Dimanche dernier, les autorités colombiennes faisaient déjà état d’au moins 13 décès liés aux intempéries dans différentes régions du pays.
Face à l’ampleur des dégâts, les services de secours restent mobilisés tandis que le gouvernement évalue les besoins humanitaires urgents des populations affectées.
Souvenir Zannou
