Il est constaté qu’en dépit de la contribution signifiante des femmes à la recherche et à l’innovation en santé, elles demeurent moins représentées dans les instances de prise de décisions, principalement dans celles du financement, de la gouvernance scientifique, et de la définition des priorités.
Cette réalité a été soulignée par Fara Ndiaye, directrice générale adjointe de Speak Up Africa. Fort de ce constat et en prélude à la journée internationale des droits de la femme, ce webinaire s’est axé autour du thème : « Promouvoir le leadership des femmes dans la recherche et le développement (R&D) en matière de santé en Afrique : de la politique à l’action ».
Le but principal de cette rencontre virtuelle est de comprendre les causes de ces inégalités structurelles observées et y apporter des pistes de solutions.
Diverses formes d’obstacles existentiels
Plusieurs défis structurels constituent une pierre d’achoppement à la forte représentativité des femmes dans les domaines cités. Pour Professeure Coumba Toure Kane, les contraintes liées aux responsabilités familiales ainsi que les stéréotypes liés au genre qui ont toujours le vent en poupe sont des facteurs limitants.
De plus, Stellah Bosire a souligné la nature systémique de ces obstacles. D’après elle, ils s’étendent de l’éducation à l’accès aux opportunités. Aussi, il existe des inégalités socio-économiques qui empêchent l’accès aux ressources nécessaires pour évoluer dans une carrière scientifique.
Des solutions apportées…
Face à ces obstacles, plusieurs pistes de solutions sont proposées. Dr Ibrahim Soce Fall, directeur général de l’institut pasteur de Dakar a exposé les diverses résolutions prises pour combler le fossé. A titre illustratif, son institution se base sur une équipe multidisciplinaire et met en place un programme ciblé de formation dans le but de susciter des vocations scientifiques dans les secteurs stratégiques comme la biotechnologie.
Pour d’autres intervenants, il est utile de tracer des chemins professionnels clairs avec comme pilier le renforcement du mentorat, l’intégration dans des réseaux scientifiques internationaux et des opportunités de collaboration.
Au cours de ce webinaire, les panels animés ont apporté un diagnostic clair à la problématique centrale. Et il a regroupé diverses personnalités du monde médical tels que : Dr Fatou Wurie fondatrice et CEO de Youterus, Dr Delese Mimi Darko, directrice générale de l’Agence Médicale Africaine (AMA)., Professeur Nothando Ngwenya responsable académique de l’institut africain de recherche en santé.
