« L’eau, source d’égalité » est le thème retenu pour la célébration de la Journée mondiale de l’eau, édition 2026. Elle met en avant la nécessité d’un accès équitable à l’eau potable et à l’assainissement, considérés comme des droits humains fondamentaux. Le but principal de cette journée est de soutenir et d’atteindre l’objectif de développement durable n°6, qui consiste à garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous.
Selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), près de 2,2 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau. Les causes de cette situation sont multiples. D’après Projet Écolo, un site web qui traite des thématiques environnementales, ces causes incluent notamment les changements climatiques, considérés comme le principal facteur, ainsi que la destruction des sources d’eau naturelles due à leur surexploitation, la croissance démographique et des modes de consommation excessifs.
Plus loin, l’une des plus grandes causes de cette pénurie d’eau est l’urbanisation massive provoquée par l’exode rural qui occasionne une grande consommation d’eau. Le constat le plus probant est que les femmes sont les premières actrices de la collecte d’eau en Afrique. D’après Agueh Dossi Sekonnou Gloria, fondatrice et la présidente du Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) : « elles doivent être consultées, écoutées et impliquées d’une manière bien plus conséquente qu’elles ne le sont aujourd’hui », propos tenu lors du 9ème forum de l’eau.
L’accès à l’eau demeure capital pour les femmes et les filles. Selon l’Organisation pour la Réflexion et l’action Féministe (ORAF), elles paient le prix de chaque robinet absent dans une école ou de chaque ménage sans raccordement.
Des implications considérables
Selon l’ORAF, les conséquences pour les filles en milieu scolaire sont considérables. D’après l’Organisation, « en Côte d’Ivoire, les filles paient le prix de chaque robinet absent, de chaque école sans sanitaires séparés, de chaque ménage sans raccordement ». Vu qu’elles sont les premières actrices de la collecte d’eau, sa pénurie les impacte directement. Cela conduit directement au décrochage scolaire. Autres conséquences, il y a le stress hydrique dont le facteur le plus probant est le manque de ressource. Cela provoque des problèmes sanitaires liés à la consommation d’une eau non potable.
Différentes actions et dispositions sont prises pour réguler ce problème crucial. D’après le rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau de 2024, plusieurs solutions profilent à l’horizon. Elles passent par l’assurance de la sécurité hydrique pour tous, l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles, la responsabilité et la transparence, l’égalité entre les genres, l’autonomisation des femmes, et l’amélioration de la coordination au sein des pays. Il faut aussi protéger la nature dans les zones de conflit, notamment par l’application et la mise en œuvre des accords internationaux, l’exécution des obligations prononcées par les tribunaux internationaux.
L’eau est une denrée très importante, œuvrer pour sa disponibilité et un accès équitable est utile pour l’humanité.
