Doter les pays sahéliens et côtiers de compétences renforcées pour anticiper les crises pastorales et orienter efficacement les investissements publics et privés dans l’élevage. Tel est l’objectif de cet atelier qui a réuni une quarantaine d’experts venus de neuf pays d’Afrique de l’Ouest, en vue d’améliorer de manière significative, la qualité des données sur le pastoralisme dans la sous-région, tant sur les plans économique, social qu’environnemental.
Selon la FAO, ces données fourniront une base solide pour établir des stratégies et des plans d’action nationaux et régionaux pour l’élevage, établir des plaidoyers plus forts au niveau des gouvernements ainsi qu’avec les partenaires, et mieux justifier et prioriser les investissements. « Il y a un déficit d’information sur le pastoralisme en Afrique de l’Ouest. Ces outils comblent ce vide en fournissant des analyses prospectives qui éclairent les politiques », a affirmé Damien Houndetondji Sagbo, expert en suivi-évaluation du PRAPS-2. Ce quatrième atelier s’inscrit dans la continuité des trois précédentes formations organisées à Dakar, Nouakchott, Lomé et Accra.
« Les outils LSIPT (Livestock Sector Investment and Policy Toolkit) et GLEAM-i (modèle interactif d’évaluation environnementale de l’élevage) permettront aux participants de finaliser la saisie des données du scénario d’investissement dans LSIPT; analyser l’impact des interventions sur les performances techniques et financières des élevages (revenus, production, pauvreté); évaluer la rentabilité des investissements et leurs implications socio-économiques; manipuler l’outil LSIPT WebApp pour une utilisation autonome, et développer des recommandations stratégiques pour le développement du pastoralisme au niveau national et régional », explique la FAO.
Cheikh Rida Eboubi, ingénieur agronome venu de la Mauritanie n’en dira pas moins lorsqu’elle affirme : « cet outil, le LSIPT, nous aide à investir dans le domaine de l’élevage en Mauritanie, à analyser les capacités que nous avons et les moyens à mobiliser pour promouvoir durablement ce secteur. »
Une formation de qualité pour le développement du pastoralisme
Les participants ont bénéficié d’accompagnement des économistes et experts en élevage de la FAO à travers des présentations, des travaux de groupe et des analyses prospectives. En amont, une phase de collecte de données nationales a été organisée, accompagné d’un suivi personnalisé des pays participants en avril et mai 2025.
Selon Manon Hamon, venue de la FAO Rome, il s’agit de construire un plaidoyer pour investir dans l’élevage, construire des axes stratégiques et des priorités, transformer et accompagner la transformation du secteur de l’élevage de manière durable. Satisfait de la formation, Abakar Touka, participant du Tchad dira que la formation est « très importante car elle permet d’évaluer les impacts économiques du secteur et de développer des stratégies d’investissement ciblées. »
Il a promis à cet effet, faire une restitution avec les autorités et les autres acteurs parties prenantes du secteur pour assurer une bonne appropriation et favoriser la mobilisation de partenaires. Plus d’un atelier de formation, le quatrième atelier régional de formation avancée aux outils LSIPT (Livestock Sector Investment and Policy Toolkit) et GLEAM-i à Cotonou est un engagement de la FAO et ses partenaires en faveur du développement durable du pastoralisme en Afrique de l’Ouest, en mettant à disposition des outils innovants pour une meilleure planification des investissements et des politiques publiques.
Les attentions sont désormais tournées vers des résultats probants et une meilleure planification du secteur de l’élevage.