Bénin : la FAO lance le projet TCP BEN 4007 pour la qualité nutritionnelle des repas scolaires à Djidja

Lancé par l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition (ANAN) et le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, le Projet TCP BEN 4007 : Renforcement de la qualité nutritionnelle des repas scolaires dans la commune de Djidja est financé par le Programme de coopération technique (PCT) de la FAO.

Ce projet s’inscrit dans la continuité du Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI) et vise à améliorer la santé et la performance scolaire des enfants grâce à des repas plus équilibrés et enrichis en nutriments essentiels. Aligné sur les priorités du gouvernement définies dans le PAG (2021‑2026) ainsi que sur la Stratégie de la FAO à l’horizon 2031, le présent projet, contribue à l’atteinte des objectifs du Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI), qui, depuis 2017, œuvre à améliorer la performance scolaire et à favoriser l’accès et le maintien des enfants à l’école.

En effet, le gouvernement du Bénin, avec l’appui de ses partenaires, a mis en place depuis 2017, le Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI) afin d’améliorer l’accès, le maintien et la performance des enfants à l’école à travers le renforcement de leur santé et leur état nutritionnel. Depuis son lancement, ce programme, mis en œuvre par l’ANAN a enregistré des résultats significatifs, avec plus de 80 % des écoles primaires publiques touchées et une couverture de 100% à fin 2026.

Malgré ces résultats appréciables, des carences nutritionnelles persistent chez les enfants d’âge scolaire. Une situation qui a conduit à l’initiation et la mise en œuvre d’activités complémentaires de cantines scolaires basées sur le renforcement de la capacité d’autogestion des cantines par les communautés pour le développement d’activités intégrées de jardins scolaires et de petit élevage. C’est ainsi que l’ANAN, en collaboration avec le MAEP, a sollicité l’appui de la FAO pour la mise en œuvre du projet de renforcement de la qualité nutritionnelle des repas scolaires dans la commune de Djidja.

Pérennisation des acquis du projet

Zoéwindé Henri-Noel Bouda, Représentant p.i de la FAO au Bénin déclare : « ce projet vise, dans un élan de synergie avec les partenaires nationaux et du Système des Nations Unies, à introduire dans les cantines, des vivres frais et des protéines animales issus des jardins scolaires et de petits élevages communautaires. Notre souhait étant de bâtir ensemble un avenir où chaque enfant bénéficie d’une alimentation saine et équilibrée, condition indispensable pour mieux apprendre, grandir harmonieusement et constituer la relève de demain pour le développement de la nation. »

Alain Hinkati, Directeur général de l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition, a également souligné qu’il s’agit d’un projet pilote de deux ans qui aboutira à la définition d’un modèle de jardins scolaires et d’élevage à mettre à l’échelle pour contribuer non seulement à la diversification des menus scolaires par l’apport de vivres frais et de protéines animales, mais aussi au renforcement de la capacité d’autogestion des cantines scolaires par les communautés, dans une approche inclusive et participative.

Au-delà de l’amélioration de la qualité nutritionnelle des repas, a poursuivi le Directeur général de l’ANAN, ce projet porte une vision plus large, celle de l’éducation nutritionnelle des enfants pour influencer les pratiques existantes au sein des ménages et leur permettre de faire des choix alimentaires éclairés tout au long de leur vie. A cela s’ajoute la responsabilisation des communautés, la promotion de systèmes alimentaires locaux, résilients et durables et la consolidation de la durabilité du PNASI.

L’approche communautaire retenue place les acteurs locaux et autres acteurs à divers niveaux au cœur de la mise en œuvre et du suivi des activités. Leur engagement est la clé de la réussite et de la pérennisation des acquis du Projet a souligné Monsieur Alain Hinkati. Le projet intervient dans dix (10) écoles primaires publiques de la commune de Djidja, sur une période de deux ans. Il prévoit entre autres de doter les écoles en semences, intrants, équipements de productions et infrastructures (citernes hors sol, poulaillers), assurer un appui technique de proximité avec des experts en production végétale, et en petit élevage. Mais aussi élaborer un guide technique opérationnel de mise en œuvre des jardins scolaires et du petit élevage et des outils de sensibilisation (affiches et posters), former les enseignants et les élèves sur l’éducation nutritionnelle et former les membres des Comité de Gestion de Cantine Scolaire Intégré, des Association de Parents d’Elèves et des cuisinières sur les bonnes pratiques de jardinage et de petit élevage.

Promouvoir une meilleure nutrition

D’un budget total de 169 000 USD, le projet de renforcement de la qualité nutritionnelle des repas scolaires dans la commune de Djidja contribuera à améliorer la qualité nutritionnelle des repas servis dans les cantines scolaires grâce aux jardins scolaires et au petit élevage, et toucher directement plus de 1 020 bénéficiaires, dont des écoliers, enseignants, cuisinières et membres des comités de gestion de cantines scolaires intégrés et des associations des parents d’élèves. Par ailleurs, il permettra d’assurer la disponibilité régulière de vivres frais et de protéines animales pour les cantines scolaires et de former les acteurs opérationnels locaux (enseignants, parents d’élèves, cuisinières) aux bonnes pratiques de jardinage, d’élevage et d’éducation nutritionnelle.

Les jardins d’école, en tant qu’outil pédagogique, enseignent aux enfants bien plus que la simple culture des bonnes pratiques d’alimentation. Ils aident les enfants à développer des compétences de vie, promouvoir une meilleure nutrition et une alimentation saine, sensibiliser à l’environnement et cultiver le respect de la nourriture. Aussi, une alimentation saine présente-t-elle de nombreux avantages pour l’apprentissage et le développement des enfants et des adolescents. Au-delà de l’amélioration de la nutrition des enfants, le projet contribuera à la valorisation des productions locales pour stimuler l’économie rurale.

Le projet est aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD 2 et ODD 4) relatifs à la lutte contre la faim et l’accès à une éducation de qualité, la Politique Nationale d’Alimentation et de Nutrition 2024‑2033, axe stratégique 2 et le Cadre de Programmation Pays (CPP) et l’UNSDCF 2023‑2026, qui visent à renforcer la résilience des populations béninoises face aux chocs exogènes. La mise en œuvre des activités sera assurée conjointement par la FAO, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et l’Agence Nationale de l’Alimentation et de la Nutrition. A la fin du projet, les écoles bénéficiaires auront renforcé leurs capacités en matière d’éducation nutritionnelle.     

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