Soutenance de thèse de Fernand Tranquillin Yadouleton à l’UAC : une avancée scientifique au service de la santé et du développement

Fernand Tranquillin Yadouleton a brillamment soutenu sa thèse de doctorat en Géographie et Gestion de l’Environnement à l’Université d’Abomey-Calavi. Ses recherches, axées sur la dynamique démographique et les maladies non transmissibles dans le doublet urbain Cotonou–Abomey-Calavi, offrent des recommandations concrètes pour la santé publique, l’aménagement urbain et le développement durable au Bénin.

Soutenance de thèse de Fernand Tranquillin YADOULETON à l’UAC : une avancée scientifique au service de la santé et du développement

Un nouveau Docteur à l’Université d’Abomey-Calavi pour relever des défis scientifiques, humanitaires et de développement

A l’Université d’Abomey-Calavi, Fernand Tranquillin Yadouleton a franchi une étape décisive en soutenant avec brio sa thèse de doctorat en Géographie et Gestion de l’Environnement, option : Géosciences de l’Environnement et Aménagement de l’Espace et spécialité : Environnement, Santé et Développement. Par cette réussite, il rejoint le cercle prestigieux des Docteurs, apportant une contribution scientifique majeure en lien avec l’Environnement, la Santé et le Développement.

La thèse, intitulée « Dynamique démographique et maladies non transmissibles dans le doublet urbain Cotonou–Abomey-Calavi au Sud du Bénin », a été dirigée par Hervé Kombieni, maître de Conférences des Universités du CAMES. La soutenance s’est déroulée devant un jury international composé de personnalités académiques de haut niveau : Adrien Dossou-Yovo, Professeur titulaire à l’Université d’Abomey-Calavi, Président du jury, Thierry Azonhe, Professeur titulaire à l’Université d’Abomey-Calavi, Péga TUO, maître de Conférences à l’Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire) et Christian Wali Wali, maître de Conférences à l’Université Omar Bongo (Gabon). Leur présence et leurs échanges ont mis en lumière la pertinence et la portée des recherches menées par l’impétrant.

Les données ont été collectées auprès de cinquante-huit (58) praticiens et autorités sanitaires à travers des entretiens, des questionnaires administrés à quatre cent neuf (409) ménages et trois cent cinquante-deux (352) personnes ayant reçues un diagnostic de Maladies Non Transmissibles (MNT) ont participé à la recherche qui est d’une importance capitale, soit un total de huit cent dix-neuf (819)répondant. Ses travaux révèlent une réalité préoccupante. La population, majoritairement jeune, connaît un vieillissement progressif qui annonce une hausse des maladies non transmissibles. L’hypertension apparaît en tête avec une prévalence de 58,7 %, suivie du diabète à 17,8 %, des maladies rénales chroniques à 12 % et des cancers à 3 %. Les facteurs de risque identifiés sont multiples : l’âge, le sexe, le milieu de résidence, le niveau d’instruction, la taille du ménage ou encore la situation conjugale influence significativement l’exposition aux MNT. Les habitudes de vie jouent également un rôle déterminant. La pratique du sport réduit le risque d’hypertension et d’accidents vasculaires, tandis qu’une consommation élevée de fruits et légumes diminue celui du diabète. À l’inverse, la consommation d’alcool accroît ce dernier.

La recherche met en lumière les itinéraires thérapeutiques des populations. Les soins modernes constituent le premier recours, mais l’automédication et les pratiques traditionnelles restent largement répandues. Les déterminants du recours aux soins sont variés : sexe, religion, âge, niveau d’instruction, catégorie socioprofessionnelle, taille du ménage, milieu et durée de résidence, revenu et situation financière. Cette diversité montre que toute action de lutte contre les MNT doit intégrer les dynamiques spatiales, démographiques, sociales et culturelles, ainsi que les représentations de la santé.

En termes d’implications pour les politiques publiques, Dr Yadouleton souligne la nécessité de renforcer les programmes de prévention, de dépistage et de gestion des maladies, en ciblant particulièrement les populations vulnérables et moins instruites. Il recommande des campagnes d’éducation et de sensibilisation pour réduire la prévalence des MNT, ainsi que des programmes de dépistage précoce, notamment chez les jeunes adultes. L’amélioration de l’accès aux soins primaires apparaît essentielle pour limiter l’automédication, tout comme la sensibilisation aux dangers des retards de diagnostic. Le chercheur insiste également sur l’importance de former les praticiens de la médecine traditionnelle au dépistage et à la référence précoce vers les structures modernes, afin d’éviter les interactions néfastes entre traitements traditionnels et modernes. Enfin, il appelle à promouvoir des consultations abordables pour les symptômes mineurs et à identifier les patients ayant multiplié les recours sans succès, afin de leur offrir une prise en charge ciblée.

A travers cette thèse, Dr Fernand Tranquillin Yadouleton apporte une contribution scientifique et citoyenne majeure. Ses travaux éclairent les décideurs sur l’urgence d’adapter les politiques environnementales et de santé aux réalités démographiques et sociales du Bénin. Ils rappellent que la lutte contre les maladies non transmissibles ne peut se limiter aux soins, mais doit s’inscrire dans une approche globale intégrant prévention, éducation et gouvernance sanitaire.

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