Face aux effets néfastes des changements climatiques dans les départements du Mono et de l’Ouémé, ce projet ambitionne de contribuer à la réduction de la vulnérabilité des populations exposées aux inondations, aux vents violents et à d’autres aléas climatiques récurrents dans la zone. D’une durée de 27 mois et d’un budget global de 970 000 euros dont 652 000 euros comme budget terrain, il sera implémenté dans les communes d’Athiémé et de Dangbo où plus de 70 % des ménages sont affectés par les effets néfastes des changements climatiques.
Les habitants de ces communes font face à la destruction d’habitations et cultures, la perturbation des services sociaux, les maladies hydriques et la perte de moyens de subsistances. Ces conséquences étroitement liées aux changements climatiques, sont aggravées par la faible capacité institutionnelle de gestion des risques, la pauvreté et l’urbanisation non planifiée, soulignant l’urgence des actions concrètes au profit des communes vulnérables.
« Face aux effets néfastes et croissants des changements climatiques, il est indispensable d’investir dans la prévention et la préparation au niveau communautaire », a affirmé le Chef de mission de l’AICRL, Dr. Raymond Ligban. A sa suite, la représentante du Luxembourg, Stéfanie Afonso, a réaffirmé l’engagement constant de son pays aux côtés de l’Etat du Bénin pour soutenir des actions structurantes en faveur des communautés vulnérables. Elle a aussi, insisté sur l’importance d’investir dans la prévention, l’alerte précoce et la préparation communautaire pour limiter les pertes humaines et matérielles. Quant au Président de la Croix-Rouge Béninoise, Mathias Agoligan Avoha, il a rappelé le mandat humanitaire de l’institution et son ancrage communautaire. Il a souligné que ce projet s’inscrit dans une dynamique de renforcement durable des capacités locales, à travers l’appui aux comités d’alerte précoce, la formation des acteurs communautaires et l’amélioration des mécanismes de réponse.
Renforcement de la résilience communautaire
Pour ce projet destiné à 26 089 personnes (5 707 ménages dans 18 villages), comme bénéficiaires directs, plusieurs résultats sont attendus à savoir la réduction des risques et résilience, la réalisation d’études pour le développement d’habitats résilients, la formation de 15 artisans ou auto-constructeurs sur les pratiques constructives résilientes. A cela, s’ajoutent le renforcement des capacités de la CRB en infrastructures (siège, etc), l’accompagnement à la construction d’habitats résilients pour les ménages vulnérables, points d’eau et latrines communautaires construits ou réhabilités, campagnes de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène, PFE et changements climatiques, ouvrages de gestion des eaux en surface construits ou réaménagés, réhabilitation de 06 écoles maternelles et primaires, organisation des séances de sensibilisation dans les écoles sur les PFE et les changements climatique, et renforcement institutionnel de la CRB.
Au nom des autorités locales et du préfet, le chef de mission du préfet du département du Mono, a exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers pour avoir retenu son département pour la mise en œuvre de ce projet, tout en réaffirmant leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre du projet afin d’en garantir l’impact et la pérennité. C’est sur ces mots, que le représentant du Préfet a déclaré officiellement lancé le « projet de renforcement de la résilience communautaire face aux effets néfastes des changements climatiques dans les départements du Mono et de l’Ouémé. » Au terme de la rencontre, un message fort s’est dégagé : seule une action concertée, inclusive et anticipative permettra de bâtir des communautés plus résilientes face aux effets des changements climatiques dans le Mono.
