Projet Terre d’architecture : à la découverte des architectures néo vernaculaires

Arnaud Delens, un architecte photographe a mis en place un nouveau projet dénommé Terre d’architecture. Lancé le 1er mars 2026, ce projet consiste à faire le tour de 36 pays en Afrique, pour faire découvrir ces architectures néo vernaculaires.

Terre d’architecture est un projet basé sur l’architecture néo vernaculaire, qui est selon Arnaud Delens, une manière de construire avec des matériaux locaux, mais adaptée aux besoins d’aujourd’hui. C’est un courant déjà populaire en Europe, il existe en Afrique mais pas pour autant suffisamment documenté. C’est dans cette optique qu’il a décidé de faire le tour des pays comme la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, le long de l’Afrique de l’Ouest, le Nigéria, le Kenya, avant de descendre vers l’Afrique du sud.

Au total, c’est une perspective de 36 pays à visiter, 600000 kilomètres à parcourir et un périple qui durera un an et demi. Le trajet se fera à bord de son véhicule de marque range rover entièrement retapé pour l’occasion qui servira simultanément comme moyen de déplacement et habitat. Le but ultime de ce voyage est de tout recueillir dans un livre qui trace de l’existence de cette forme d’architecture, puis de faire des expositions de photographies qui sont un témoignage vivant de la réalité rencontrée sur le terrain.

Le néo vernaculaire pour du design durable

Les bâtiments en durs, faits de bétons et de tôles ondulées ont longtemps eu la côte sur le continent africain. Toutefois, ils ne garantissent pas forcément le confort thermique aux populations. De ce fait, les constructions en d’autres formes de matériau reviennent lentement. Elles épousent les anciennes constructions d’antan, mais avec un design moderne.

Selon le mémoire intitulé Mutations architecturales et quête de développement en milieu rural Burkinabè de Madina Yasmine Adjibadé « l’architecture vernaculaire se définit comme le reflet d’une culture et d’un système de valeurs traditionnelles propres au lieu d’où elle émerge, elle est décrite comme une architecture spontanée et communautaire, pratiquée sans cadre rigide conformiste ». L’architecture néo vernaculaire est adaptée aux réalités africaines, l’on gagnerait plus à sa vulgarisation.

Mailyse Dagba

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