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Au Togo, des déchets électroniques transformés en robots

lmage @lalsace.fr

Le Togo, petit pays de l’Afrique de l’ouest, reçoit environ 500 000 tonnes de déchets électroniques par an, dont une partie peut s’avérer nuisible pour la santé. De jeunes innovateurs les recycle pour en faire des robots et créer des emplois.

Ousia Foli-Bebe est un togolais de 30 ans. Il fait partie d’un nombre croissant de jeunes entrepreneurs qui voient à travers les déchets électroniques importés au Togo, une opportunité. Plutôt que de les laisser polluer l’environnement de son pays, cet entrepreneur préfère les transformer.

Il s’est servi d’une imprimante 3D, elle aussi fabriquée à l’aide de déchets électroniques, pour fabriquer un robot. Son invention ressemble à une araignée et bouge comme telle. Autodidacte, il a réussi à fabriquer cet objet à s’informant sur internet.

M. Foli-Bebe emmène l’araignée robot dans les écoles dans l’espoir d’intéresser les élèves aux sciences et au recyclage. « J’espère faire une trousse scientifique pour qu’ils puissent commencer à fabriquer leurs propres gadgets et à résoudre les problèmes de cette communauté « , dit l’inventeur, selon ses propos rapportés par le site web de la BBC.

Une mine d’or

Au Togo, Ousia Foli-Bebe n’est pas le seul à s’intéresser au recyclage de déchets électroniques pour enclencher une véritable révolution numérique. D’autres de ses compatriotes ont également compris l’enjeu de leur transformation. Ils apprennent davantage en travaillant ensemble. C’est le cas Ousia Foli-Bebe qui avoue avoir beaucoup appris sur le recyclage auprès de Gnikou Afate, fabriquant de la première imprimante 3D au Togo.

L’imprimante artisanale de M. Afate était si impressionnante qu’il a remporté le premier prix à la conférence de Barcelone sur la technologie de fabrication en 2015. Peu à peu, ils transforment la pollution générée par les déchets électroniques en une véritable mine d’or, dans un pays où les possibilités d’emploi pour les jeunes sont très limitées. Il revient donc aux entreprises d’exploiter au mieux l’énorme potentiel de cette industrie en réfléchissant à l’atténuation des dangers encourus par tous.

Carlos Houemakou

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