CDTLUB de Pobê : deux décennies d’impact sanitaire aux côtés de la Fondation Raoul Follereau

Au Bénin, notamment dans le Centre de dépistage et de traitement de la lèpre et de l’ulcère de Buruli (CDTLUB) de Pobè, la lutte contre la lèpre et l’ulcère de Buruli a changé d’échelle. En vingt années, le nombre de nouveaux cas a connu une baisse significative, traduisant l’impact concret d’un engagement sanitaire de long terme porté par le Centre et la Fondation Raoul Follereau, aux côtés de l’État béninois.

CDTLUB de Pobê : deux décennies d’impact sanitaire aux côtés de la Fondation Raoul Follereau

La lèpre et l’ulcère de Buruli, deux maladies tropicales négligées (MTN) ne cessent de faire des victimes en république du Bénin. Ayant pour missions de lutter contre ces deux maladies, le CDTLUB a réalisé des progrès notables. Il y a deux décennies, le Centre enregistrait environ 300 nouveaux cas de lèpre par an. En 2025, ce chiffre est tombé à 85 nouveaux cas. La même dynamique est observée pour l’ulcère de Buruli avec une réduction de plus de 50 % des nouvelles contaminations depuis la création du centre en 2002.

Cette évolution est le fruit d’un travail structuré de prévention, de dépistage précoce, de prise en charge médicale et de suivi communautaire, mené de façon continue par le CDTLUB, soutenu par la Fondation Raoul Follereau, présente au Bénin depuis près de 40 ans. Le CDTLUB de Pobè fonctionne comme une structure sanitaire quasi autonome, capable d’assurer une prise en charge à 100 % des patients. En 2025, le centre a enregistré 1 390 nouvelles consultations, 363 interventions chirurgicales et 298 nouvelles admissions. Ces nouvelles admissions sont les conséquences positives de l’évolution du centre en termes d’infrastructures.

Construit sur une superficie de 2 hectares, le centre dispose désormais de 86 lits, avec un taux annuel d’occupation de 82 %, contre 67 lits entre 2022 et 2025. Il est également doté de deux laboratoires (examens généraux et biologie moléculaire), et assure les diagnostics, bilans médicaux, hospitalisations, rééducations fonctionnelles et suivi thérapeutique. Au-delà des soins, le centre aide à la réinsertion sociale, l’éducation des enfants, la lutte contre la stigmatisation et l’accompagnement communautaire. Une philosophie fidèle à la vision de Raoul Follereau : « vivre, c’est aider les autres à vivre ».

Il convient de souligner que la Fondation Raoul Follereau déploie son action dans plusieurs pays africains, avec plus de 70 ans d’engagement contre la lèpre et les maladies tropicales négligées. Selon Alice Toussaint, Représentante pays (Bénin/Guinée), cette « lutte intégrée » permet aux populations rurales et vulnérables d’accéder aux soins de base, dans des zones souvent éloignées des structures sanitaires classiques. Et ce, avec sur l’implication des autorités publiques, dont l’engagement institutionnel contribue à faire reculer ces pathologies longtemps qualifiées de « maladies de la honte ».

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