Forum sur le développement durable : le financement de la résilience climatique au cœur des débats

La commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) en partenariat avec plusieurs institutions a organisé la douzième session du forum régional sur le développement durable. Ce forum a lieu du 28 au 30 avril 2026 à Addis-Abeba en Ethiopie et réuni plusieurs personnalités et praticiens du développement durable.

« Renverser la tendance : actions transformatrices et coordonnées pour l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063 ». Tel est le thème de cette douzième session. L’organisation de ce forum annuel s’est tenue de concert avec la CEA et la commission de l’union africaine, la Banque Africaine de Développement (BAD) ainsi que de certaines institutions des Nations unies. Le déroulé de cette réunion s’est tenue en plusieurs tables rondes avec plusieurs sous thématiques. L’une de ces tables rondes s’est axée autour de la thématique du financement de la résilience climatique en Afrique. Elle peut être définie comme la capacité des systèmes naturels et humains à anticiper, à s’adapter et à se remettre des chocs climatiques tels que les inondations, les sécheresses, les tempêtes et autres phénomènes extrêmes.

Pour ce faire, le financement reste le moteur qui enclenche l’aboutissement de ce projet. Au cours d’un panel présidé par Claver Gatete, secrétaire exécutif de la CEA, divers représentants de pays africains ont exposé les techniques mises en œuvre par leurs pays pour acquérir le financement qu’il faut. Selon Bernadette Arakwiye, ministre de l’environnement du Rwanda, il faudrait quitter l’étape des projets pour passer à celle d’un système. Raison pour laquelle son pays a mis sur pieds une plateforme qui mobilise les financements nationaux comme internationaux. Cette recherche de financement s’est basée sur les institutions fortes telles que « le ministère de l’environnement qui s’occupe des politiques, le ministère des finances qui prend en compte l’aspect de la planification et des financements ».

Emmener les investisseurs à penser en termes d’investissement et non de financement les a emmenés à obtenir une nouvelle forme de dynamisme. Par ailleurs, Antwi-Boasiako Amoah membre du groupe chargé des négociations sur le changement climatique a félicité l’initiative rwandaise et a donné trois conseils à savoir : « établir un pacte de financement pour l’Afrique, chercher en continue l’architecture mondiale des finances pour réduire les vulnérabilités enfin, investir dans les sources de développement durable tels que : les énergies renouvelables, les systèmes d’eau, le développement urbain, etc. »

Solutions de financement à plus grande échelle

Le financement de projet n’est qu’une étape minime dans le trajet de la résilience climatique. A cet effet, Tariye Gbadegeson, chef exécutif du fonds d’investissement climatique, affirme que d’autres formes d’investissements se font et que les financements ne se limitent pas qu’aux projets pilotes. Il y a eu des prêts concessionnels et la mobilisation du privé. Et pour la gestion de cette résilience, leurs approches de mobilisation de fonds sont basées sur la fiabilité, la diversification et la résilience. De ce fait, le fonds a mobilisé 13 milliards au lieu de 1 milliard sollicité en amont.

Les objectifs spécifiques de ce forum se résument à : « la nécessité de servir de plateforme intergouvernementale et multipartite pour examiner les progrès, les défis et les opportunités dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063. Et, conformément à la réunion de 2026 du forum politique de haut niveau sur le développement durable, procéder à un examen approfondi de la réalisation en Afrique des objectifs de développement durable 6 (Eau propre et assainissement), 7 (Énergie propre et abordable), 9 (Industrie, innovation et infrastructure), 11 (Villes et communautés durables) et 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs) et des objectifs correspondants de l’Agenda 2063, en mettant l’accent sur les objectifs stratégiques de son deuxième plan de mise en œuvre décennal, 2024-2033 ».

Anticiper, prendre de l’avance pour limiter les impacts des divers récents changements climatiques qu’observe le continent est une solution salutaire. Trouver de ce fait le financement idéal pour matérialiser ces plans est le défi majeur des pays africains. Ce forum se veut en être la solution idéale.

Mailyse Dagba

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.