Lutte contre le VIH/SIDA au Bénin : les députés engagés pour une réforme législative adaptée aux réalités actuelles

Le Programme Santé de Lutte contre le Sida (PSLS), avec l’appui de l’Institut parlementaire du Bénin (IPAB) et de l’ONUSIDA a organisé un atelier stratégique réunissant des députés membres des commissions permanentes de l’Assemblée nationale et des cadres parlementaires, autour de la révision de la loi encadrant la lutte contre le VIH/Sida. L’atelier a eu lieu du 30 juin 2025 au 1er juillet 2025 à Grand-Popo. Il vise à adapter la loi n°2005-31 du 10 avril 2006 aux enjeux actuels de santé publique.

Lutte contre le VIH/Sida au Bénin : les députés engagés pour une réforme législative adaptée aux réalités actuelles

Les actions sont multipliées pour mettre fin à l’épidémie du VIH d’ici 2030. Et le Bénin a choisi de ne pas rester en marge. C’est dans une démarche proactive, que les parlementaires béninois se sont réunis à Grand-Popo pour repenser à travers cet atelier une législation vieille de dix-neuf ans, devenue obsolète face aux réalités épidémiologiques actuelles. C’est donc une étape décisive dans l’engagement du Bénin à moderniser son cadre juridique pour une société sans VIH.

Dans son discours d’ouverture, Dr Romaric Akpovo, directeur adjoint de l’IPAB, a salué l’engagement des députés. Il a souligné l’importance de réviser une loi datant de dix-neuf ans, afin qu’elle reflète les avancées scientifiques et les défis contemporains. Selon lui, une riposte efficace passe par une législation fondée sur des données actualisées et un engagement politique fort.

Lutte contre le VIH/Sida au Bénin : les députés engagés pour une réforme législative adaptée aux réalités actuelles

Dr Diallo Yayé Kanny, directrice pays de l’ONUSIDA pour le Bénin et le Togo, a salué la baisse de 46 % des nouvelles infections et de 55 % des décès liés au VIH au cours des dix dernières années. Toutefois, elle a mis en garde contre les obstacles structurels qui freinent les progrès, notamment la stigmatisation, les lois répressives et les inégalités de genre. Elle a rappelé les objectifs 10-10-10 de l’ONUSIDA et exhorté les parlementaires à jouer leur rôle dans l’adoption d’une loi plus inclusive.

Une loi centrée sur les droits humains

Représentant le ministère de la Santé, Dr Anita Wadagni, secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites et les épidémies (CNlSTP), a mis en lumière les disparités de prévalence malgré un taux national estimé à 0,7 % chez les 15-49 ans en 2024. Elle a présenté les grandes lignes de la réforme : respect des droits des personnes vivant avec le VIH, accès équitable aux soins, lutte contre la discrimination, et responsabilité partagée des acteurs publics et privés. Elle a plaidé pour une approche humaniste et moderne de la santé publique. « Ce texte s’inscrit dans une vision humaniste, inclusive, et résolument moderne de la santé publique », a-t-elle conclu.

Lutte contre le VIH/Sida au Bénin : les députés engagés pour une réforme législative adaptée aux réalités actuelles

D’une intervention à une autre, l’honorable Victor Topanou a salué la volonté des députés à s’impliquer activement dans le processus de révision, tout en mettant en avant les politiques sociales du gouvernement. Il a également appelé à un séminaire élargi afin d’associer l’ensemble des parlementaires à l’examen du nouveau texte. Il est à noter que cet atelier de Grand-Popo a permis d’enrichir la réflexion législative par une meilleure compréhension de l’évolution de l’épidémie et des comportements à risque. Il constitue une avancée majeure vers une réforme ambitieuse, inclusive et fondée sur les droits humains.

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