Après plusieurs mois d’évaluations destinées à vérifier si la transmission du virus avait effectivement été interrompue, l’OMS donne son verdict à travers un communiqué. Selon l’organisation internationale, des équipes indépendantes ont mené des missions entre janvier et juin 2026, en analysant notamment les données de surveillance épidémiologique, les résultats de laboratoire et les informations relatives à la circulation du virus. « Les équipes indépendantes chargées de l’évaluation de la riposte aux épidémies ont mené des études distinctes entre janvier et juin 2026, en examinant les données relatives à la surveillance de la maladie, au laboratoire et à l’épidémiologie », a indiqué le communiqué. À l’issue de ces évaluations, le bureau régional de l’OMS pour l’Afrique a confirmé l’arrêt de la transmission du poliovirus de type 2 dans les cinq pays concernés. « Fort de ces résultats, le bureau régional de l’OMS pour l’Afrique a confirmé la fin de ces épidémies dues au poliovirus de type 2 », mentionne le communiqué.
Cette avancée est le résultat de plusieurs années de mobilisation des autorités sanitaires, des professionnels de santé, des communautés et des partenaires internationaux. Les campagnes de vaccination et le renforcement de la surveillance ont notamment joué un rôle central dans la réponse aux épidémies. L’OMS souligne le « leadership national fort » affiché par les pays concernés pour contenir la propagation du virus et renforcer la protection des populations. Les évaluations ont porté sur plusieurs indicateurs, parmi lesquels la qualité de la réponse aux épidémies, le niveau d’immunité des populations, la surveillance de la maladie et l’efficacité des campagnes de vaccination. « Les évaluations de la qualité de la réponse aux épidémies, de l’immunité des populations, des résultats de la surveillance de la maladie et des campagnes de vaccination ont confirmé l’interruption réussie de la transmission », indique le communiqué. Les données disponibles témoignent également de la durée des efforts engagés. Le Burundi et la RDC n’ont plus détecté le virus depuis 2023. En Ouganda, la dernière détection remonte à 2021.
Pour Mohamed Janabi, directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, cette nouvelle étape illustre l’importance d’une mobilisation coordonnée pour venir à bout des épidémies. L’OMS appelle toutefois à ne pas considérer cette annonce comme une victoire définitive. La disparition des cas détectés ne signifie pas que le risque a totalement disparu. Le poliovirus peut en effet être réintroduit dans une population insuffisamment immunisée. L’organisation insiste donc sur la nécessité de maintenir les dispositifs qui ont permis d’obtenir ces résultats. « Déclarer la fin d’une épidémie n’élimine pas le risque de détection ou d’importation future. La poursuite de la surveillance, de la vaccination et de la préparation reste essentielle pour consolider les acquis et prévenir de nouvelles épidémies », indique le communiqué. La fin de ces épidémies constitue ainsi une avancée importante pour la santé publique en Afrique.
