Afrique de l’Est : El Niño menace jusqu’à 3 millions de personnes

L’Afrique de l’Est pourrait faire face à une nouvelle crise humanitaire d’ampleur. Le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) estime que le renforcement du phénomène El Niño pourrait provoquer entre 750 000 et 3 millions de déplacements liés aux inondations d’ici fin 2026.

L’alerte est donnée ! El Niño est un phénomène climatique naturel qui réchauffe une grande partie des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique. Il perturbe la météo dans le monde entier, provoquant des sécheresses ou des inondations et faisant souvent monter les températures globales. Selon l’alerte publiée le 26 août, l’Afrique de l’Est sera exposée. L’alerte concerne principalement la Somalie, le Kenya, le Soudan du Sud et l’Ouganda, alors que la région se prépare à la saison des pluies attendue en octobre.

Le DRC prévoit que la Somalie pourrait concentrer environ 60 % des déplacements, contre près de 33 % pour le Kenya. Ces deux pays seraient ainsi au cœur de la réponse humanitaire dans les prochains mois. Le risque est d’autant plus préoccupant que les populations déjà déplacées par les conflits ou par de précédents événements climatiques disposent souvent de ressources limitées et d’un accès insuffisant aux dispositifs d’alerte précoce. Selon les informations relayées par FEWS NET qui cite les perspectives de la NOAA ( National Oceanic and Atmospheric Administration) publiées en juin 2026, les conditions El Niño sont déjà établies et pourraient se renforcer avant de persister jusqu’en janvier 2027.

Le souvenir des inondations de 2023 reste particulièrement lourd. En effet, elles avaient déjà entraîné plus de 2 millions de déplacements dans la région, selon le DRC. Avec une nouvelle saison des pluies en approche, les autorités et les acteurs humanitaires disposent de quelques semaines pour renforcer l’anticipation et limiter l’impact d’éventuelles crues majeures. Entre climat extrême et fragilité humanitaire, l’Afrique de l’Est se retrouve une nouvelle fois face à un risque majeur de déplacement massif.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.