Développée conjointement par l’African Medicines Agency (AMA), l’Institut Pasteur et AfroChampions, HINGE doit contribuer à simplifier les procédures liées à la réglementation, à la validation clinique et à la commercialisation des produits de santé au-delà des frontières africaines. L’initiative intervient dans un contexte de forte dépendance du continent aux importations.
Selon les données citées par John Mahama, l’Afrique importe plus de 70 % de ses médicaments et près de 99 % de ses vaccins. La fragmentation des marchés et des cadres réglementaires constitue ainsi l’un des obstacles au développement d’une industrie pharmaceutique africaine intégrée. Le président ghanéen appelle également à considérer la santé comme un secteur d’investissement, notamment à travers le développement de la production locale et la fabrication de principes actifs. Cette orientation intervient alors que l’OCDE prévoit une baisse de 29 à 46 % de l’aide traditionnelle à la santé par rapport à 2024.
John Mahama a par ailleurs cité une estimation du Copenhagen Consensus, selon laquelle 1 dollar investi dans les soins maternels et néonatals de base pourrait générer 87 dollars de retombées économiques et sociales. HINGE s’inscrit enfin dans le cadre de l’Accra Reset Presidential Council, présidé par John Mahama, qui prévoit notamment un observatoire chargé de suivre les flux de capitaux et de contribuer à réduire les barrières non tarifaires aux échanges sanitaires en Afrique.
