Alimentation et Nutrition au Bénin : les acteurs non étatiques s’engagent pour la mise en œuvre de la SNAN 2026-2030

Un dialogue multi-acteurs sur la Stratégie nationale d’alimentation et de nutrition (SNAN) 2026-2030 s’est tenu le jeudi 15 octobre 2026 à Cotonou.

Les évidences éclairent l’esprit, mais ce sont les engagements qui tracent le chemin. Placée sous le thème « des évidences aux engagements », le dialogue multi-acteurs sur la Stratégie nationale d’alimentation et de nutrition (SNAN) 2026-2030 a réuni les participants autour d’une question centrale : « Comment les acteurs non étatiques peuvent-ils contribuer, de manière organisée, complémentaire et redevable, à relever les défis de gouvernance nutritionnelle et à accélérer la mise en œuvre des quatre programmes de la SNAN 2026-2030 ? » Il s’agit de clarifier leurs rôles, de formuler des engagements concrets et de valider le contenu de l’Appel de Covè, qui sera lu le 16 octobre 2026. Face aux défis liés à la gouvernance nutritionnelle et à l’accélération de la mise en œuvre du SNAN 2026-2030, l’État ne pourra pas agir seul.

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture du dialogue, Dr. Aurélien Atidegla, président du Conseil d’Administration de l’ASCINB a salué l’adoption de la stratégie, tout en soulignant que « le véritable défi réside désormais dans sa mise en œuvre effective ». Il a appelé à transformer les contributions des organisations de la société civile, du secteur privé, des collectivités, des chercheurs, des médias, des femmes et des jeunes en actions coordonnées, complémentaires et redevables. Il a invité les participants à privilégier des échanges orientés vers des solutions pratiques, afin d’aboutir à une feuille de route ambitieuse et réaliste. «  L’amélioration de la nutrition, c’est un investissement pour l’avenir de notre nation. Ensemble, nous pouvons bâtir des systèmes alimentaires plus résilients, plus inclusifs et plus favorables à la nutrition », a-t-il laissé entendre pour corroborer son message.

Françoise Sayi, directrice pays Gain-Bénin a rappelé que la nutrition est une responsabilité partagée, qui ne dépend pas uniquement des politiques de santé. « (…) Mais également de nos systèmes agricoles alimentaires et de l’engagement du secteur privé, de l’accès des ménages à des aliments nutritifs sûrs et abordables, ainsi que de la capacité de tous les acteurs à travailler ensemble. J’insiste sur la capacité de tous les acteurs à travailler ensemble », a-t-elle soutenu. Elle a défendu trois priorités : faire du secteur privé un partenaire stratégique, notamment via l’accès des entreprises locales aux marchés institutionnels comme les cantines scolaires ; renforcer la coordination et la redevabilité afin que les engagements dans le cadre de la SNAN se traduisent par des actions complémentaires, des responsabilités clairement définies et des résultats mesurables ; placer les femmes vulnérables au cœur des solutions. Elle a insisté pour que les participants aillent « au-delà des échanges » et identifient des actions concrètes, avec des responsables, des échéances et des mécanismes de suivi.

La journée a été rythmée, entre autres, par des communications sur la SNAN 2026-2030 et la plateforme multisectorielle, ainsi que sur les plans stratégiques de l’ASCINB et de SBN Bénin. Ces présentations ont été suivies d’un panel de haut niveau consacré à la gouvernance de la nutrition. Les participants ont ensuite travaillé en des groupes thématiques : gouvernance, coordination et redevabilité ; secteur privé, environnements alimentaires et marchés institutionnels ; services nutritionnels, femmes rurales, jeunes et groupes vulnérables. Au terme des travaux, l’enjeu reste de traduire les recommandations en actions concrètes, assorties de responsabilités clairement définies et de mécanismes de suivi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.