Accueil A la une Les catastrophes de 2022 ont touché des millions de personnes et coûté des milliards (rapport OMM)

Les catastrophes de 2022 ont touché des millions de personnes et coûté des milliards (rapport OMM)

L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a publié un nouveau rapport sur l’état provisoire du climat dans le monde. Il montre une intensification de l’impact du changement climatique.

Les catastrophes liées à la météorologie et au climat ont touché des millions de personnes en 2022. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), dans son nouveau rapport a fait savoir que les catastrophes liées à la météorologie, à l’eau et au climat, comme les inondations extrêmes, la chaleur et la sécheresse, ont touché des millions de personnes et coûté des milliards cette année, alors que les signaux et l’impact du changement climatique induit par l’homme se sont intensifiés.

Selon ce rapport, les événements de 2022 sont des preuves évidentes de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer leur suivi et de renforcer l’adaptation au changement climatique, notamment par l’accès universel aux alertes précoces.

Avant même la publication des chiffres de la température mondiale pour 2022 attendus à la mi-janvier, il apparait déjà que les huit dernières années se seront avérées les plus chaudes jamais enregistrées. La persistance d’un événement de refroidissement causé par La Niña, qui en est maintenant à sa troisième année, signifie que 2022 n’aura pas été pas l’année la plus chaude jamais enregistrée. Mais ce refroidissement sera de courte durée et n’inversera pas la tendance au réchauffement à long terme causée par des niveaux records de gaz à effet de serre piégeant la chaleur dans notre atmosphère.

L’OMM précise que selon les prévisions annuelles de température mondiale du Met Office du Royaume-Uni, la température mondiale moyenne pour 2023 sera comprise entre 1,08° C et 1,32° C (avec une estimation centrale de 1,20° C) au-dessus de la moyenne de la période préindustrielle (1850-1900). Pour la dixième année consécutive, les températures dépasseront d’au moins 1° C les niveaux préindustriels et la probabilité d’un dépassement temporaire de la limite d’1,5° C fixé par l’Accord de Paris augmente constamment.

Améliorer d’urgence la préparation aux évènements extrêmes

Le Secrétaire général de l’OMM, M. Petteri Taalas a fait une déclaration dans laquelle il a notifié que « cette année, nous avons été confrontés à plusieurs catastrophes météorologiques dramatiques qui ont coûté beaucoup trop de vies et de moyens de subsistance et compromis la santé, l’alimentation, l’énergie et la sécurité de l’eau et des infrastructures. Un tiers du Pakistan a été inondé, entraînant des pertes économiques et humaines importantes. Des vagues de chaleur record ont été observées en Chine, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud. La sécheresse qui sévit depuis longtemps dans la Corne de l’Afrique menace de devenir une catastrophe humanitaire ».

Il a par ailleurs souligné la nécessité d’améliorer la préparation à de tels événements extrêmes et de veiller à atteindre l’objectif du Plan d’action « Alertes précoces pour tous » des Nations-Unies au cours des cinq prochaines années. Les alertes rapides, l’augmentation des investissements dans le système mondial d’observation de base et le renforcement de la résilience aux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes figureront parmi les priorités de l’OMM en 2023, année au cours de laquelle la communauté de l’OMM célébrera son 150ème anniversaire.

L’organisation encouragera également une nouvelle méthode de surveillance des puits et des sources de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde nitreux en utilisant le programme de Veille de l’atmosphère du globe au sol et la modélisation par satellite afin de mieux comprendre le comportement des principaux gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Des niveaux records !

Les gaz à effet de serre ne sont que l’un des indicateurs climatiques qui atteignent aujourd’hui des niveaux records, au côté du niveau de la mer, le contenu thermique des océans et l’acidification. Le taux d’élévation du niveau de la mer a doublé depuis 1993. Il a augmenté de près de 10 mm depuis janvier 2020 pour atteindre un nouveau record cette année. Les deux ans et demie écoulés ont contribué à eux seuls à 10 pour cent de l’élévation globale du niveau de la mer depuis le début des mesures satellitaires il y a près de 30 ans, selon le rapport provisoire de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2022.

A en croire l’OMM, l’année 2022 a aussi eu un impact exceptionnellement lourd sur les glaciers des Alpes européennes, avec les premiers signes d’une fonte sans précédent. La calotte glaciaire du Groenland a vu sa masse diminuer pour la 26e année consécutive et il a plu sur le sommet pour la première fois en septembre.

L’Arctique se réchauffe plus vite que toute autre région du monde

« Quand on pense à l’Arctique, on n’a pas l’habitude de prendre en compte les typhons, la fumée des feux de forêt et l’augmentation des pluies », remarque la NOAA, la National Oceanic and Atmospheric Administration des Etats-Unis, qui a pourtant inclus ces événements dans son rapport sur l’Arctique de 2022.

L’agence fournit une image détaillée de la façon dont le réchauffement remodèle cette région autrefois gelée et enneigée, dont les températures augmentent selon elle plus rapidement que dans toute autre partie du monde. Bien que 2022 n’ait pas battu de records de température mondiale, des niveaux inédits ont été observés dans de nombreuses régions du monde.

Des effets indicibles ressentis partout dans le monde

L’Inde et le Pakistan ont connu des températures record en mars et avril. La Chine a connu la vague de chaleur la plus étendue et la plus durable depuis le début des collectes de données nationale, et le deuxième été le plus sec jamais enregistré.  De grandes parties de l’hémisphère nord se sont révélées exceptionnellement chaudes et sèches comme en Europe, qui a été exposée à des épisodes répétés de chaleur extrême. Le Royaume-Uni a ainsi enregistré un nouveau record national le 19 juillet, lorsque la température a dépassé les 40° C pour la première fois. Ces phénomènes se sont accompagnés de sécheresse et d’incendies de forêt persistants et dommageables.

En Afrique de l’Est, les précipitations ont été inférieures à la moyenne pendant quatre saisons humides consécutives, le plus long épisode en 40 ans, déclenchant une crise humanitaire majeure qui a affecté des millions de personnes, dévasté l’agriculture et décimé le bétail, en particulier en Éthiopie, au Kenya et en Somalie.

Des pluies record en juillet et août ont provoqué d’importantes inondations au Pakistan. Au moins 1 700 morts et 33 millions de personnes ont été touchées et 7,9 millions de personnes ont été déplacées. Ces inondations suivaient une vague de chaleur extrême en mars et avril en Inde et au Pakistan.

Roméo Agonmadami

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