Accueil A la une Assemblées FMI : investissement de 200 M$ au Maroc pour l’écoconstruction et l’agriculture

Assemblées FMI : investissement de 200 M$ au Maroc pour l’écoconstruction et l’agriculture

La Société financière internationale (SFI), une filiale du groupe de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé, a annoncé un investissement de 200 millions de dollars au Maroc. Cette décision a été prise lors des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui se tiennent actuellement à Marrakech. Cet investissement vise à soutenir des secteurs clés tels que l’agriculture, l’écoconstruction et la production durable d’engrais.

Plus précisément, sur ces 200 millions de dollars, 100 millions sont destinés à un prêt accordé à l’Office chérifien des phosphates (OCP), un important producteur d’engrais à base de phosphate. L’OCP utilisera ces fonds pour mettre en œuvre son programme solaire ambitieux et contribuer à la transition vers des systèmes alimentaires plus respectueux de l’environnement.

La première phase de ce programme solaire implique la construction de quatre centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 202 MWc, situées près des villes minières de Benguérir et Khouribga, et qui avaient déjà reçu un prêt de 100 millions d’euros de la SFI en avril 2023.

La seconde phase du programme prévoit la construction de deux grandes centrales solaires photovoltaïques, dont la plus importante occupera un site de 1 000 hectares à Benguérir. La première étape représentera 30 MWc, suivie d’une seconde étape de 271 MWc, avec un système de stockage d’électricité par batterie de 100 MWh. Une autre centrale solaire de 99 MWc sera construite à Khouribga. L’ensemble de ces projets solaires est évalué à 380 millions de dollars.

45M$ pour la production de ciment à faible émission de CO2

Le financement annoncé par la SFI bénéficiera également à d’autres acteurs, dont le cimentier marocain Ciments de l’Afrique (Cimaf) qui recevra un prêt de 45 millions de dollars pour soutenir la production de ciment à faible émission de carbone en Afrique. Cela s’inscrit dans la stratégie d’Omnium des industries et de la promotion (OPI), la société mère de Cimaf, visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Dans le cadre de cette stratégie, l’usine de Cimaf à Bobo Dioulasso au Burkina Faso utilisera de l’argile calcinée comme alternative au clinker, le principal composant du ciment. De plus, des centrales solaires photovoltaïques seront installées pour alimenter les cimenteries de l’entreprise à Ouagadougou (5 MWc), N’Djamena (4 MWc) et Dio Gare (7 MW) au Mali.

En outre, la SFI a annoncé la création d’un mécanisme de partage des risques d’une valeur de 36 millions de dollars en partenariat avec la Banque centrale populaire (BCP) et la Compagnie marocaine de goutte-à-goutte et de pompage (CMGP) pour soutenir l’agriculture durable au Maroc, y compris dans les régions touchées par un tremblement de terre. Enfin, la société d’investissement dirigée par Makhtar Diop, originaire du Sénégal, investira 10 millions d’euros en collaboration avec Mediterrania Capital dans le fournisseur de services financiers marocain Cash Plus, afin de favoriser l’inclusion financière au Maroc.

Roméo Agonmadami

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