Selon les informations relayées par le site spécialisé « vivafrik » depuis 2015, la capacité a presque doublé, passant de 34,7 GW à 66,8 GW en 2024. Contrairement aux tendances mondiales dominées par le solaire, l’Afrique continue de s’appuyer sur l’hydroélectricité, qui représente 64 % de sa capacité renouvelable totale, soit 42,8 GW. En 2024, le continent a ajouté 2 GW supplémentaires à cette source majeure d’énergie. Le solaire photovoltaïque suit avec 14,2 GW, tandis que l’éolien affiche 9,2 GW.
L’Afrique du Sud domine dans le classement avec une capacité de plus de 11 GW, devant l’Égypte (7,7 GW), l’Éthiopie (6,3 GW), le Maroc (4,3 GW) et l’Angola (4,12 GW). Toutefois, en matière d’hydroélectricité, l’Éthiopie et l’Angola surpassent l’Afrique du Sud avec respectivement 5 GW et 3,7 GW installés. Par ailleurs, l’objectif mondial adopté lors de la COP28 de tripler la capacité des énergies renouvelables à 11 000 GW d’ici 2030 impose un rythme d’installation d’au moins 1 120 GW par an.
Malgré cette progression notable, l’Afrique doit relever plusieurs défis pour exploiter pleinement son potentiel énergétique. Les investissements restent insuffisants face à une demande énergétique croissante et aux infrastructures parfois obsolètes. L’accès aux financements internationaux et l’amélioration des réglementations locales sont essentiels pour attirer davantage d’investisseurs.