« Les ménages, les petites entreprises et les prestataires de services publics génèrent chaque année entre 2,1 et 2,3 milliards de tonnes de déchets municipaux solides. Il s’agit notamment d’emballages, de produits électroniques, de plastiques ou de denrées alimentaires. Cependant, les services mondiaux de gestion des déchets sont mal équipés pour faire face à cette situation : 2,7 milliards de personnes n’ont pas accès à la collecte des déchets solides et seulement 61 à 62 % des déchets solides municipaux sont gérés dans des installations contrôlées », a indiqué les Nations Unies à l’occasion de la journée internationale du zéro déchets. L’humanité doit donc agir de toute urgence pour résoudre la crise des déchets.
C’est dans ce cadre qu’au Bénin, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a organisé le vendredi 28 mars en prélude à la journée mondiale « zéro déchet », une activité nommée le « Rendez-vous du REMAPSEN » avec pour invité, Anas Seko, activiste de la protection de l’environnement.
Le ‘’zéro déchet’’ consiste avant tout à prévenir la production de déchets en adoptant des choix de consommation responsables. Selon Anas Seko, activiste et entrepreneur vert, ce concept implique de privilégier des produits durables, compostables ou recyclables, d’éviter les objets à usage unique, comme les sacs et bouteilles en plastique, et se concentrer sur l’essentiel et d’allonger la durée de vie des biens pour limiter la surproduction. « On n’a pas besoin d’avoir 100 chaussures, d’avoir 100 habits etc. », a affirmé Anas Seko.
Pour sauver l’environnement, des solutions idoines s’imposent
Cette démarche vise donc à alléger le fardeau environnemental et économique lié à la gestion des déchets, tout en favorisant un mode de vie plus sobre et respectueux. Anas Seko insiste à cet effet, sur l’importance d’une production et d’une consommation sobres, intégrant des principes d’éco-conception. L’achat en vrac et la promotion des circuits courts permettent, par exemple, de limiter les emballages plastiques et de réduire l’empreinte carbone liée au transport.
« Pour sauver l’environnement, que ce soit la question de la perte de la biodiversité qui a un lien avec les changements climatiques, ou la question de la gestion des déchets, il faut véritablement repenser nos modes de production et de consommation. Il faut qu’on entame une décroissance compte tenu de cette société de surconsommation et de surproduction dans laquelle nous sommes. Nous devons en un seul mot devenir sobres, c’est dans la sobriété que nous pouvons sauver la planète », a affirmé Anas Seko. À cela, s’ajoutent les campagnes de sensibilisation menées par les activistes écologistes qui jouent un rôle crucial dans la prise de conscience collective.
Anas Seko met également l’accent sur la formation et l’éducation des citoyens sur l’impact de leurs choix de consommation sur l’environnement. La lutte contre les déchets ne saurait être une initiative individuelle : les gouvernements, les entreprises et les citoyens doivent collaborer pour réduire la pollution et préserver la biodiversité. Anas Seko plaide pour une transition vers une société sobre où production et consommation respectent les limites de la planète. Même de petits gestes, tels que refuser un sachet plastique ou ne pas jeter les déchets par terre, contribuent à ce changement global.
Je vous remercie pour l’invitation et très bel article.