« Près de 2,5 milliards » de personnes : voilà une estimation du nombre de victimes qui seront dans les rangs des troubles auditifs, sous des formes plus ou moins sévères d’ici 2050 selon l’OMS. C’est environ un quart près des habitants de la planète qui vont présenter une déficience auditive d’ici 2050. Cette évolution s’explique par une combinaison de facteurs liés aux modes de vie contemporains. L’augmentation du bruit ambiant dans les zones urbaines, l’usage prolongé des écouteurs à volume élevé, la fréquentation de lieux de loisirs bruyants, ainsi que certaines expositions professionnelles, contribuent progressivement à fragiliser l’audition.
Selon l’OMS, plus d’un milliard de jeunes âgés de 12 à 35 ans sont déjà exposés à des niveaux sonores jugés dangereux. Les casques audio et les écouteurs, largement utilisés au quotidien, figurent parmi les principales sources de risque lorsqu’ils sont utilisés à des volumes excessifs ou sur de longues durées. À l’échelle mondiale, les projections sont préoccupantes. L’OMS estime que près de 2,5 milliards de personnes pourraient être touchées par une perte auditive d’ici le milieu du siècle.
Parmi elles, environ 700 millions auraient besoin d’un suivi médical, d’aides auditives ou de services de réadaptation pour préserver leur qualité de vie. Le vieillissement progressif des populations constitue également un facteur déterminant. Avec l’allongement de l’espérance de vie, les troubles auditifs liés à l’âge deviennent plus fréquents. À cela, s’ajoutent la densification des villes et l’intensification du bruit environnemental, qui exposent les populations de manière continue.
En France, les tendances observées s’inscrivent dans cette dynamique globale. Les professionnels de santé signalent une augmentation des cas de fatigue auditive, d’acouphènes et de pertes d’audition, y compris chez les jeunes et les actifs. Ces signaux renforcent l’importance des actions de prévention, notamment en matière d’éducation aux risques sonores. Face à cette situation, l’OMS plaide pour une meilleure sensibilisation du public, une réglementation renforcée des niveaux sonores et un accès élargi aux soins auditifs, des mesures jugées essentielles pour limiter l’impact sanitaire et social des troubles de l’audition dans les années à venir.
Souvenir Zannou
