Faire le point « des actions transformatrices, équitables, innovantes et coordonnées à l’appui de l’Agenda 2030 et des objectifs de développement durable qui y sont énoncés, ainsi que de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, en vue de bâtir un avenir durable pour tous. » Tel est l’objectif principal de ce rapport. Ce document a été élaboré conjointement par diverses institutions telles que l’Union africaine, la Banque africaine de développement, le Programme des Nations Unies pour le développement et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.
Dans un contexte africain marqué par une multitude de programmes mis en œuvre, ce rapport fait l’état des lieux des avancées majeures qui vont dans l’optique des objectifs de développement durable. Le rapport se concentre notamment sur l’objectif 6 qui concernent le secteur de l’eau potable et de l’assainissement ; le 7 qui se rapporte au secteur de l’énergie propre et abordable ; le 9 face au domaine de l’industrie, l’innovation et des infrastructures ; le 11 qui promeut des villes et communautés durables et le 17 qui se base sur des partenariats pour la réalisation des objectifs.
Le plus grand déficit d’accès à l’énergie
Dans l’optique de garantir l’accès de tous à l’eau potable, le rapport explique qu’« en 2023, environ 81 % de la population avait accès à des services d’eau potable de base, mais l’accès à des services d’eau potable gérés en toute sécurité n’a que légèrement progressé, passant d’environ 33 % en 2015 à environ 36 % en 2023, soit un niveau nettement inférieur à la moyenne mondiale, qui dépasse 70 % ». Cette assertion témoigne du retard de l’Afrique en matière de l’eau par rapport au reste du monde.
L’objectif de développement durable 7 qui consiste à permettre à tous d’avoir accès à l’énergie durable et propre est en cours d’évolution. Toutefois, le document affirme que « l’Afrique demeure la région accusant le plus grand déficit d’accès à l’énergie à l’échelle mondiale. L’accès à l’électricité est passé d’environ 46 % en 2015 à environ 53 % en 2023, mais près de 600 millions de personnes restent privées d’électricité ». Face à ces domaines de la vie qui semblent stagner en Afrique, d’autres ont le vent en poupe. A titre illustratif, le document indique que dans le cadre de l’ODD 9 qui traite domaine de l’Industrie, l’innovation et des infrastructures, il en ressort que le domaine du numérique connaît un plein essor.
Ainsi, « la connectivité numérique constitue un domaine de progrès notable : l’accès aux technologies de l’information et de la communication est jugé satisfaisant, avec 92,8 % de la population africaine couverte par au moins un réseau 2G en 2023. Cette expansion a favorisé le développement des services numériques et l’émergence de nouvelles opportunités économiques ». De plus, l’urbanisation devient trop rapide et crée un déséquilibre entre le milieu urbain et les milieux ruraux et exerce une pression sur les attentes que l’on a du milieu urbain. A côté de ces avancées, plusieurs limites persistent et des recommandations ont été faites pour favoriser l’atteinte des objectifs de développement.
Il est à noter que ce rapport est annuel. Il a débuté en 2017 et depuis lors, il fait l’état des lieux des divers objectifs sur lesquels le haut conseil politique a décidé de se focaliser, toujours selon l’agenda 2030.
