Lutte contre le paludisme : Speak Up Africa engage la jeunesse dans la création de contenu de santé publique

En marge du lancement de la 19e édition de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme (JMP 2026) au Bénin, le vendredi 24 avril 2026, à l’Azalaï Hôtel de Cotonou, l’organisation Speak Up Africa a organisé un atelier de storytelling. L’objectif est d’aider les jeunes issus de plusieurs organisations à mieux impacter grâce au pouvoir du storytelling et à la création de contenus sur les réseaux sociaux. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à mieux informer et sensibiliser les populations dans la lutte contre le paludisme à travers les médias sociaux.

« Des voix, des histoires. Le moment d’en finir avec le paludisme » : ces quelques mots résument l’esprit de cette initiative portée par le pouvoir du récit au service de la sensibilisation. En effet, à l’ère du numérique, les médias sociaux sont devenus incontournables dans les stratégies de communication. Face aux défis liés à la lutte contre le paludisme, ces médias, avec le concours de la jeunesse, peuvent jouer un rôle essentiel dans la transmission des messages, à travers des textes, des vidéos.

Avec les réseaux sociaux, les jeunes sont désormais au cœur de l’influence et de la diffusion des messages, en particulier en Afrique francophone. Maelle Ba, Senoir communications Manager à Speak Up Africa, affirme à ce propos : « 77% de la population africaine est constituée des jeunes, et on a vraiment besoin de les engager et surtout de communiquer avec eux et de leur partager les priorités et donc, on a décidé de travailler avec des créateurs de contenu ».  Les jeunes issus de « IAM Foundation » et « Voix EssentiELLES », et des créateurs de contenus ont été entretenus sur le storytelling et les fondamentaux journalistiques.

Le partage des connaissances a été fait avec Lilaafa Amouzou, journaliste et productrice TV, et Fridaousse Iffabi, Founder de Mister Juicy, Agence créative 360 et promoteur du festival Ikpade. Objectif : amener les jeunes athlètes, Voix EssentiELLES et créateurs de contenu à comprendre le pouvoir du storytelling en santé publique et à maitriser les fondamentaux journalistiques pour construire des récits authentiques et de mobilisation autour du paludisme. « Cet atelier de storytelling vise à démocratiser les messages et nous assurer que la jeunesse qui se trouve majoritairement en ligne sur les réseaux sociaux puisse accéder à cette information et se sentir vraiment impliquée dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Comme on l’a dit et dans le cadre de la campagne zéro paludisme je m’engage, le paludisme c’est l’affaire de tous et on doit tous et toutes et on doit l’éliminer », a affirmé Maelle Ba.

Storytelling comme arme de la lutte contre le paludisme

Il convient de souligner que le storytelling est l’art de raconter des histoires captivantes pour engager un public, transformant une simple narration en une expérience marquante. Il utilise des structures narratives (accroche, valeur, appel à l’action) pour montrer plutôt que raconter, souvent avec des émotions fortes, des visuels captivants. Au cours de l’atelier, cinq groupes composés d’au moins un créateur de contenu ont été formés. Grâce à un processus transparent de tirage au sort, chaque groupe a tiré le sujet sur lequel il travaillera pour la création de contenu.

Les cinq sujets sont en effet les cinq priorités retenues dans le rapport « Un effort collectif contre le paludisme dans l’espace francophone » préfacé par le ministre de la santé du Bénin, Benjamin Hounkpatin et officiellement lancé à l’occasion de la JMP 2026. Ce rapport porté par l’organisation Speak Up Africa, met l’accent sur cinq priorités dans la lutte contre le paludisme : promouvoir la souveraineté sanitaire et une mobilisation robuste des ressources nationales, promouvoir un financement durable des donateurs grâce à des sources existantes et diversifiées, promouvoir un encouragement plus fort du secteur privé, promouvoir une accélération de l’innovation, promouvoir une approche sociétale globale de la lutter contre le paludisme. Chaque groupe est donc chargé de créer un contenu vidéo sur le sujet choisi.

Par ailleurs, le paludisme dans le monde en 2024, c’est : 282 millions de cas, 95% des cas et décès dans la région Afrique de l’OMS, 75% des décès concernent les enfants de moins de 5a ns, + 23% de cas depuis 2015 et 610 000 décès. Au Bénin, le rapport souligne environs 2 millions de cas par an pour 2 000 décès. De plus, le paludisme est la première cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Il reste une urgence nationale et mondiale et son élimination doit être une priorité en Afrique. L’objectif fixé est son élimination à l’horizon 2030.

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