Festival Mangal : la deuxième édition officiellement lancée

Le Festival Mangal 2026 a été officiellement lancé, le mardi 22 septembre 2026 à Bab’s Dock. Ce Festival qui est à sa deuxième édition est porté par le Collectif des Deltas du Golfe du Bénin et coordonné par Ucoopia Bénin, avec le soutien financier principal du Grand-Duché de Luxembourg.

A la croisée de l’art, de la science, du territoire et de l’engagement environnemental, le Festival Mangal porte une ambition forte : préserver et valoriser les écosystèmes fluviomarins en Afrique de l’Ouest. Après une première édition organisée à Toubacouta, au Sénégal, le Festival Mangal revient en 2026 au Bénin et au Togo, notamment dans la Réserve de Biosphère Transfrontalière du Delta du Mono, avec comme fil rouge « Les Gardiens du territoire ». Il réunit artistes, jeunes, enseignants, gestionnaires, OSC, scientifiques, communautés pour une cause commune : la préservation des territoires de la Réserve de Biosphère Transfrontalière du Delta du Mono. Ce qui en fait un Festival particulier et pionnier.

« Le Festival Mangal se veut ainsi un rendez-vous récurrent, appelé à grandir et à essaimer dans d’autres Deltas de la sous-région. Ce qui fait la particularité du Festival Mangal, c’est la manière dont il organise, très concrètement, la rencontre entre les savoirs qui se croisent rarement », a affirmé Franck Ogbonnikan Adje, Directeur Pays au Bénin de l’ONG Ucoopia. Selon lui, le festival a pour vocation de s’étendre sur l’ensemble des paysages de Cotonou à Grand-Popo, en passant par Aného, en s’appuyant sur des projets déjà en œuvre sur ces territoires, notamment AGEREB, Delta-Mono, Eco Delta. Le Festival ne se substitue à aucun de ces projets. Il joue un rôle fédérateur. Le directeur pays de Ucoopia n’a pas manqué de remercier les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, le secteur académique, les artistes, chercheuses, chercheurs, artisans, artisanes, gestionnaires, qui depuis déjà plusieurs mois contribuent activement à la bonne organisation de cette deuxième édition du Festival Mangal et par ricochet, à la conservation des écosystèmes fluviomarins en Afrique de l’Ouest.

Durant une année, des activités ont été menées dans le cadre de cinq programmes : programme éducatif et pédagogique, programme gestionnaire, programme artistique et culturel, programme scientifique, programme attractivité territoriale. Les différentes activités ont été planifiées en concertation avec les acteurs de mise en œuvre des projets AGEREB, Delta Mono et Eco-Delta, notamment Enabel, UICN, Eco-Bénin, Ucoopia et Helvetas.

« La conservation des écosystèmes ne se décrète pas. Elle se construit… »

S’inscrivant dans la même veine que son prédécesseur, Sandrine Platteau, Ambassadrice de la Belgique a choisi d’accompagner le festival avec une conviction simple : « La conservation des écosystèmes ne se décrète pas. Elle se construit en collaboration avec les populations et organisations locales, par des gestes concrets, appropriables par toutes et tous. » Elle s’est réjouie de la capacité de mobilisation dont font preuve les acteurs de la coopération belge présents sur le territoire pour la cause. Représentant le préfet du Couffo à ce lancement, Vital Patient Adomou a rappelé le rôle de bouclier que joue la mangrove contre l’érosion côtière. Fort de ce rôle vital, il n’a pas tari d’éloges envers les initiateurs du festival et les différents partenaires. Il a réaffirmé l’engagement du préfet à accompagner toutes les initiatives qui valorisent « nos herbes protégées tout en améliorant les conditions de vie de nos populations riveraines. »

Intervenant à la faveur de ce lancement de la deuxième édition du festival Mangal, Louisa Ben Abdelhafdh, cheffe de coopération de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg a mis un accent particulier sur l’un des enjeux de cet évènement. A l’en croire, ce festival ajoute de la valeur au domaine du tourisme au Bénin, en préservant l’écosystème fluviomarin avec ses richesses. Il va sans dire que le festival s’élargit et touche la lutte contre les déchets plastiques et les mauvaises pratiques qui polluent le milieu. Elle a invité les différents acteurs impliqués et les participants au festival à vivre un festival riche en activités et en débats afin de s’ouvrir aux différentes perspectives intrinsèques à la préservation d’un écosystème menacé. « Je vous souhaite à tous une belle découverte et des échanges francs et sûrs autour de cette deuxième édition », a-t-elle affirmé avant de lancer officiellement la deuxième édition du festival Mangal.

Après l’étape de Cotonou, le Festival Mangal connaitra son épilogue avec plusieurs jours de rencontres, de découvertes et de créations à Aného et Grand-Popo, du 23 au 27 septembre 2026. Du colloque scientifique aux concerts, en passant par la foire économique, les expositions, les animations environnementales et les circuits écotouristiques, cette programmation invite professionnel·les et grand public. A travers les différentes activités, le Festival Mangal se distingue notamment par sa démarche écoresponsable, sa dimension transfrontalière et son attention portée à une participation inclusive.

Faut-il le rappeler, ce Festival Mangal est réalisé avec le soutien du programme École des métiers du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, financé par le Grand-Duché de Luxembourg et mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement, et avec l’appui de Helvetas, qui assure le portage administratif et financier du projet. Objectif : faire dialoguer les territoires, les savoirs et les initiatives en faveur des écosystèmes en Afrique de l’Ouest.

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