Démangeaisons, pertes blanches abondantes, douleurs pendant les ébats sexuels, brûlures… Ce sont autant de maux auxquels sont confrontées les femmes atteintes de mycose vaginale. Il s’agit d’une infection vaginale très répandue. Selon le site Passeport Santé, une femme sur quatre serait touchée au moins une fois dans sa vie. Elle touche également la vulve, et l’on parle dans ce cas de « mycose vulvo-vaginale », explique le docteur Loudi Khawach-Alissa, gynécologue-obstétricienne sur Express Styles.
Le champignon à l’origine de la mycose est généralement le Candida albicans. Déjà présent dans le vagin à l’état naturel, il coexiste avec des bactéries qui font partie de la flore vaginale et protègent la zone intime. Ces bactéries créent de l’acidité, qui agit comme un bouclier contre les infections. Ainsi, Candida ne peut pas se développer davantage. Cependant, lorsque la flore vaginale est perturbée et que la zone devient moins acide, Candida se prolifère.
« Toutefois, toutes les femmes ne développent pas de mycose dès que leur flore se fragilise ou que l’acidité du vagin fluctue », précise la gynécologue. « On parle de mycose récidivante à partir de quatre mycoses par an, avec preuve mycologique (par prélèvement vaginal), c’est-à-dire avec symptômes. Au-delà, le cas est considéré comme sévère. Il s’agit souvent de mycoses survenant pendant la période des règles », signale le docteur Patrick Cohen-Scali, gynécologue-obstétricien, à travers la même source médiatique. Les causes de cette infection ne sont pas négligeables.

Une infection bénigne aux causes multiples
La mycose vaginale est une infection du vagin extrêmement répandue, provoquée neuf fois sur dix par des champignons microscopiques appelés Candida albicans. L’origine de la mycose vaginale est complexe et entraîne, la plupart du temps, une modification de la flore vaginale. C’est par exemple le cas lors d’un traitement antibiotique prolongé ou d’un port trop fréquent de serviettes hygiéniques.
Par ailleurs, le diabète, la grossesse, l’acidité vaginale, l’irritation de la muqueuse vaginale, le port de protège-slips qui assèchent la vulve, la prise répétée d’antibiotiques, une hygiène locale excessive (douches vaginales…), le stress, la présence d’une infection sexuellement transmissible, la diminution de l’immunité due à certaines maladies, la contamination de l’intestin ou encore l’agression chimique par des savons trop acides sont autant de facteurs qui peuvent favoriser le développement d’une mycose vaginale.
Ainsi, les symptômes de la mycose vaginale sont principalement des démangeaisons permanentes à l’entrée du vagin et de la vulve, qui est le plus souvent rouge et gonflée, des pertes blanches épaisses et crémeuses et, parfois même, des rapports douloureux ou des brûlures lors des mictions. Interrogé par Le Figaro , Docteur Jean-Marc Bohbot, infectiologue spécialisé dans les infections urogénitales à l’Institut Fournier à Paris, précise que, si elles sont très gênantes, les mycoses ne provoquent pas de complications. « Contrairement à certaines idées reçues, elles n’augmentent pas le risque de cancer du col ni celui de devenir stérile. » Toutefois, il est nécessaire de les traiter.

Mycose vaginale : traitements et préventions
Si les symptômes de la mycose sont sans gravité, ils peuvent vite devenir très incommodants, et l’infection ne disparaîtra que très rarement spontanément. Il existe des traitements sans ordonnance en pharmacie, mais il est toujours préférable de consulter un médecin pour s’assurer qu’il s’agit bien d’une simple mycose. Il serait donc judicieux de toujours consulter le médecin traitant ou le gynécologue en cas de symptômes spécifiques.
Afin de limiter les risques de développement d’une mycose vaginale, certaines précautions pourraient être prises au quotidien, comme l’utilisation, pour la toilette intime, de produits d’hygiène doux, sans savon ni antiseptique, et surtout l’évitement de la douche vaginale. En tout état de cause, comme toute infection, la mycose vaginale n’est point à négliger.