4ᵉ Forum des médias du REMAPSEN : Bamba Youssouf interpelle sur la responsabilité collective face au MTN

Le Bénin a accueilli le 4ᵉ Forum des médias du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), consacré aux maladies tropicales négligées (MTN), les 29 et 30 janvier 2026.

4ᵉ Forum des médias du REMAPSEN : Bamba Youssouf interpelle sur la responsabilité collective face au MTN

« De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des MTN », c’est autour de ce thème qu’a eu lieu le 4ᵉ Forum des médias consacré aux maladies tropicales négligées (MTN). Après les 1er, 2ème et 3ème forums consacrés respectivement à la prévention et la prise en charge du VIH/SIDA en période de Covid-19 ; la santé infantile, la nutrition et la vaccination ; les violences faites aux femmes et aux filles, le quatrième forum se veut un catalyseur de la lutte contre les maladies tropicales négligées grâce notamment aux rôles des médias.

« En effet, les maladies tropicales négligées demeurent une réalité douloureuse pour de millions d’Africains. (…) Si ces maladies sont qualifiées de « négligées », c’est aussi parce qu’elles souffrent d’un déficit de visibilité médiatique, malgré leurs lourdes conséquences sanitaires, sociales et économiques.  C’est ici que notre responsabilité, en tant que médias africains, prend tout son sens », a affirmé Bamba Youssouf, président exécutif du Remapsen. Il a fait remarquer que les médias ne sont pas de simples observateurs. Ils sont des acteurs du changement social, capables d’informer, de sensibiliser, d’influencer les comportements, d’interpeller les décideurs et de mobiliser les communautés.

Selon le président, le forum vise à améliorer la qualité du traitement médiatique des sujets liés aux MTN et à encourager une approche intégrée liant santé, environnement et développement durable. « La lutte contre les MTN ne peut être menée de manière dispersée. Elle exige une synergie d’actions entre les États, les partenaires au développement, les professionnels de la santé, la société civile, les communautés locales, mais aussi les médias. Ensemble, nous pouvons faire reculer ces maladies et bâtir une Afrique plus résiliente et plus prospère », a-t-il déclaré. A travers son message, il a exhorté tous les journalistes africains à œuvrer pour un « engagement réel et sans calcul dans la lutte les MTN. »

Un forum riche en réflexions et partages d’expériences

Le quatrième forum  des médias consacré à la lutte contre les MTN a été riche en réflexions et en partages d’expériences, avec le renforcement des capacités des journalistes sur des thématiques liées à la problématique. Il a été marqué par des travaux en panels autour des sous-thématiques. Ces derniers ont abordé l’état des MTN en Afrique ; l’équité, l’innovation et le sport au service des communautés pour l’élimination des MTN ; le rôle des médias africains dans le plaidoyer sanitaire et la mobilisation des ressources, etc. Durant les deux journées de réflexion, les participants  ont partagé des expériences, interrogé les pratiques et surtout, renforcer une conviction commune, à savoir que l’information juste, accessible et responsable peut être une arme puissante contre les Maladies Tropicales Négligées.

Les plumes, les micros, les caméras sont donc bien plus que des outils d’information. « Ils sont des leviers de changement social, capables de briser les tabous, de sensibiliser les communautés, d’influencer les comportements et d’interpeller les décideurs », dixit Bamba Youssouf. Une déclaration qui appelle les hommes des médias à plus s’investir dans la lutte contre les MTN, grâce à leur savoir-faire, c’est-à-dire donner l’information juste et accessible. Par ailleurs, ce forum a été marqué par les Awards du REMAPSEN. Plusieurs journalistes ont été primés. Grâce à ses actions salués et reconnus, le Remapsen Bénin a décroché le premier prix pays Michel Sidibé. Il est à noter que ce 4ᵉ Forum des médias sur les MTN a bénéficié de l’appui de la Fondation Gates, la Fondation Raoul Follereau, Speak Up Africa, OMS Bénin et de l’Institut de la société civile africaine ainsi que de l’hôtel Azalai de Cotonou.

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