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[Tribune] – Dorothée Akoko Kindé-Gazard : une figure de proue pour la gent féminine

Sur l’autel de la promotion des droits de l’Homme, les femmes doivent s’engager à sacrifier leurs nombreuses revendications pour la parité au profit d’une propagande bien organisée sur les prouesses réalisées par leurs pairs. Au fil du temps, certaines démarches et actions menées notamment par les femmes pour l’émancipation de la femme sont devenues obsolètes. Il est donc grand temps que ces dernières  changent de fusil d’épaule ou revisitent  leur stratégie afin de se donner une place de choix dans la société.

N’oublions jamais que la vie après tout est une jungle et ce n’est pas en vociférant à tue-tête à longueur de journées sur différents canaux de communications que cette parité que vous réclamez passera comme une lettre à la poste. Depuis la nuit des temps, on vous qualifie de sexe faible, mais vos combats n’ont rien changé en cela, vos images, que dis-je, vos corps tout dénudé sont utilisés pour faire de la propagande autour des nombreuses productions cinématographiques et vous restez spectatrices joyeuses de telles scènes. N’est-il pas temps que la lutte que mènent les femmes soit faite de façon rationnelle, en mettant en avant certaines figures féminines qui ont su s’émanciper et ont été promues à divers postes de responsabilité rien que par le mérite?

En cette journée du 08 mars 2021 où le monde entier a une pensée particulière à l’égard de la femme, NaSEF-ONG qui œuvre pour la promotion de l’excellence jette ses projecteurs sur une icône, une femme battante, une figure de proue qui, par ses compétences, son tempérament et sa capacité managériale a pu sidérer plus d’un. Rien qu’à prononcer son nom suscite respect et profonde admiration. Dorothée Akoko Kindé-Gazard puisque c’est d’elle qu’il s’agit est âgée de 64ans, elle est l’actuel Cheffe de service du laboratoire de microbiologie au Centre national hospitalier et Universitaire (CNHU) Hubert K. MAGA de Cotonou. Médecin spécialiste en parasitologie-mycologie et professeur titulaire à la Faculté des Sciences et Santé (FSS) de l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin, elle est aussi une personnalité politique pour avoir été deux fois de suite ministre de la Santé sous le régime du président Mathieu Kérékou et Thomas B. Yayi.

Parcours élogieux

A ces postes de responsabilités, elle a contribué à la lutte contre certaines maladies notamment le sida, le paludisme et la tuberculose qui sont reconnues prioritaires dans le système de soins sanitaires au Bénin. De façon palpable, elle a pu ordonner la gratuité des soins pour les Personnes Vivant avec Virus de l’Immunodéficience Humaine (PVVIH). A travers l’opération dénommée « 120 jours pour équiper les hôpitaux et centres de santé du Bénin », elle a pu récolter plus de cinq milliards de francs CFA de dons en équipements répartis dans toutes les formations sanitaires publiques du Bénin. Aussi, a-t-elle pu coordonner le programme national de lutte contre le paludisme qui a abouti à la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées à la population. Son engagement pour le bien-être est permanent et ne souffre d’aucun doute. Son dévouement et ses expériences lui ont permis d’occuper aujourd’hui une place de choix dans l’équipe gouvernementale chargée de faire le suivi de  la progression de l’épidémie coronavirus au Bénin.

Notons par ailleurs qu’elle est mère de trois enfants et qu’en termes de distinction, elle est Chevalier de la Légion d’Honneur de la République Française et prix Harvard des leaders de la Santé à Boston aux Etats-Unis. De façon liminaire, voilà le parcours de cette brave femme qui doit faire cas d’école auprès de la jeune génération. C’est un exemple de réussite qui a su concilier aussi bien la vie professionnelle et la vie conjugale. Femme politique et professionnelle chevronnée, elle l’est non par une lutte aveugle et dépourvue de sens pour la parité mais par pur mérite. Ce qui nous ramène inévitablement sur le terrain de l’Education. Si le Bénin se sent fier aujourd’hui d’avoir une digne fille comme la Professeure Kindé-Gazard c’est parce qu’à la base elle a pu bénéficier d’une très bonne éducation. Que déjà les familles entant qu’institution puissent se réapproprier certaines de leurs fonctions fondamentales grâce au levier de développement personnel que constitue l’éducation.

Si nous sommes tous d’accord que toute bonne société est constituée de bonnes familles, alors évertuons-nous à inculquer certaines valeurs à nos enfants en ayant en conscience que nous devons obligatoirement être aussi porteurs de ces valeurs dont nous faisons la promotion. Rendons déjà à partir du cercle familial nos enfants surtout les filles moins manipulables à travers leur instruction et leur maintien dans le système éducatif. C’est en cela que cette mesure de gratuité de l’enseignement à certains niveaux, qui après tout est un droit reconnu aux enfants est à encourager même si elle souffre encore de quelques insuffisances. Investissons massivement dans le capital humain et faisons prendre conscience à nos filles dès le bas-âge qu’elles ne peuvent se faire une place dans la société que par leur qualification, leur compétence ou tout simplement par la qualité de la personne qu’elles sont devenues. Aucun homme ne vous cédera un quelconque fauteuil même s’il porte en lui tous les germes de la galanterie. La vie est une jungle et à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Edmond KAKESSA, Président de NaSEF-ONG à l’occasion de la journée internationale de la femme de ce 08 mars 2021

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