Accueil A la une COP 28 : un accord historique pour une transition énergétique mondiale vers un avenir sans énergies fossiles d’ici à 2050

COP 28 : un accord historique pour une transition énergétique mondiale vers un avenir sans énergies fossiles d’ici à 2050

La 28e Conférence des parties des Nations unies sur le changement climatique (COP28) conclut avec un accord pour une transition « au-delà des énergies fossiles » d’ici à 2050, salué à l’échelle mondiale.

Après le rejet initial du texte, la présidence émirienne de la COP 28 obtient un accord après des négociations nocturnes à Dubaï. Le document de 21 pages vise une transition vers des énergies renouvelables d’ici à 2050, appelant à accélérer les efforts mondiaux vers des systèmes énergétiques à zéro émission nette.

Les États sont également appelés à éliminer progressivement les subventions inefficaces aux combustibles fossiles. Cette recommandation s’aligne avec la stratégie du Fonds monétaire international, qui incite les pays africains à abandonner les subventions sur les produits pétroliers. Certains pays, comme le Cameroun, ont déjà fait face à des hausses de prix des carburants suite à de telles décisions.

Le texte encourage le triplement de la capacité des énergies renouvelables mondiales et le doublement du taux annuel moyen mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici à 2030. Cependant, il demeure ambigu sur certains aspects de la transition énergétique, notamment le rôle du gaz comme énergie de transition selon certains pays, comme le Sénégal.

D’autres alternatives, telles que l’hydrogène produit à partir d’électricité propre, sont évoquées, de même que le nucléaire, considéré comme une option pour limiter le réchauffement planétaire. Plusieurs pays africains, dont l’Égypte, le Rwanda, le Ghana, le Mali et le Burkina Faso, envisagent le nucléaire avec le soutien de la Russie.

En matière d’adaptation, le texte appelle les pays développés à atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2025. Les besoins de financement pour l’adaptation des pays en développement sont estimés à 215 et 387 milliards de dollars par an jusqu’en 2030. Il souligne également la nécessité d’investir environ 4 300 milliards de dollars par an dans les énergies propres jusqu’en 2030, puis 5 000 milliards par an jusqu’en 2050, pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.

La mise en œuvre de ces propositions est cruciale pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C, avec des objectifs ambitieux de réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cet accord a suscité des réactions positives de la part de la France, du Danemark, de l’Union européenne et des États-Unis, soulignant une avancée vers l’atténuation du réchauffement climatique par la sortie progressive des énergies fossiles. Les réactions sur le continent africain, en particulier du Sénégal et de la République démocratique du Congo, sont attendues, et davantage de précisions sont envisagées lors de la COP 29 en Azerbaïdjan en 2024.

Roméo Agonmadami

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